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	<description>Entrez dans l&#039;histoire de votre généalogie</description>
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		<title>La Légion d’Honneur, une mine d’informations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stéphane]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jun 2023 13:23:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le saviez-vous ?]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Légion d’honneur occupe la première place dans la hiérarchie des distinctions nationales. Elle a été créée le 19 mai 1802 par un texte de loi adopté par le Corps législatif sous l’impulsion du premier consul de l’époque, Napoléon Bonaparte...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La Légion d’honneur occupe la première place dans la hiérarchie des distinctions nationales. Elle a été créée le 19 mai 1802 par un texte de loi adopté par le Corps législatif sous l’impulsion du premier consul de l’époque, Napoléon Bonaparte. D’après la Grande chancellerie de la Légion d’honneur, <em>« L’ordre (&#8230;) réunit tous ceux qui peuvent se prévaloir d’actions de grande valeur forgées par leurs mérites propres. Ce principe est un symbole fort de l’esprit issu de la Révolution française et substitue la reconnaissance du mérite personnel au privilège de la naissance. L’ordre de la Légion d’honneur crée ainsi une vaste communauté d’hommes et de femmes traités sur un même pied d’égalité, en dehors de toute considération sociale ou professionnelle ».</em> Fille de la Révolution française, cette décoration a traversé plus de deux siècles d’histoire et a fait l’objet de certaines controverses, notamment concernant son attribution qualifiée parfois de fantaisiste. Depuis le 2 novembre 2017, le Président de la République Emmanuel Macron a pour cela engagé une double révision de son attribution : réduire les effectifs pour « cultiver son prestige » et développer un respect plus strict des critères d’attribution. Aujourd’hui, ce sont près de 93 000 membres vivants qui composent l’ordre et près d’un 1 million de personnes ont été distinguées depuis 1802.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-2555" src="https://origines.site/wp-content/uploads/2023/06/Chevalier_1870-165x300.jpg" alt="" width="165" height="300" srcset="https://origines.site/wp-content/uploads/2023/06/Chevalier_1870-165x300.jpg 165w, https://origines.site/wp-content/uploads/2023/06/Chevalier_1870-564x1024.jpg 564w, https://origines.site/wp-content/uploads/2023/06/Chevalier_1870.jpg 640w" sizes="(max-width: 165px) 100vw, 165px" /></p>
<h2>La base Léonore</h2>
<p>Pour le généalogiste familial, découvrir un titulaire de cette décoration, c’est lui permettre d’accéder à la base <a href="https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr/ui/">Léonore</a> qui permet de consulter gratuitement près de 390 000 dossiers de légionnaires. Cette base recense l’ensemble des décorés depuis la création de l’Ordre et décédés avant 1977. Elle dépend du ministère de la Culture et est gérée par les Archives nationales de France. Cette véritable mine d’informations donne ainsi accès au dossier individuel de chaque légionnaire et comprend de nombreux éléments éclairants sur la carrière civile ou militaire du légionnaire, son état civil, les raisons de sa distinction et peuvent même comprendre des lettres autographes. Certains dossiers comprennent plusieurs dizaines de pages et sont accessibles en ligne. Malheureusement, nombre d’entre eux ont été détruits, notamment ceux concernant la période du Premier Empire lors de la Restauration en 1815. De même lors des événements de la Commune de Paris en 1871 où de nombreux dossiers ont été perdus.</p>
<p>Cependant, si votre ancêtre est concerné par les conditions énumérées ci-dessus, n’hésitez pas à consulter cette base, vous y découvrirez des pans entiers de son histoire.</p>
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		<title>Villers-Cotterêts, 25 août 1539</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 10:25:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si l’état civil, dans sa version moderne, résulte de la Loi du 20 septembre 1792 qui l’a laïcisé et confié aux maires, l’origine de la tenue obligatoire de registres de naissances par les curés remonte à 1539 sous le règne de François Ier...</p>
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<h2>La naissance officielle de l&rsquo;État-civil</h2>
<p class="wp-block-paragraph">Si l’état civil, dans sa version moderne, résulte de la Loi du 20 septembre 1792 qui l’a laïcisé et confié aux maires, l’origine de la tenue obligatoire de registres de naissances par les curés remonte à 1539 sous le règne de François Ier. Cette obligation est indiquée dans la fameuse ordonnance de Villers-Cotterêts (Aisne), signée de la main-même du Roi le 25 août de cette année. Pour être plus précis, il s’agit de l’article 51 (sur 192) rédigé ainsi : <em>« Aussi sera tenu registre pour preuve des baptêmes, lesquels contiendront le temps et l&rsquo;heure de la naissance, et dont l&rsquo;extrait servira à prouver le temps de la majorité ou de la minorité et fera pleine foi à cette fin ». </em>Cependant, de nombreux diocèses n’avaient pas attendus cet acte royal pour tenir des registres paroissiaux, notamment en Bretagne et à Paris. Ainsi, le plus ancien registre connu semble-t-il être celui de Givry (Saône-et-Loire) qui contient notamment les baptêmes, mariages et sépultures de 1334 à 1357.<br />Ainsi, et pour le plus grand bonheur des généalogistes amateurs et professionnels, c’est donc au Roi à la salamandre que nous devons de pouvoir parfois remonter dans nos recherches jusqu’au XVI<sup>e</sup> siècle. Je dis bien parfois car il faut bien comprendre que la mise en place effective de cette ordonnance ne s’est pas réalisée instantanément et que son application s’est donc étalée dans le temps. Sans oublier non plus que certains territoires, non liés à la couronne de France au XVI<sup>e</sup> siècle n’ont pas été tenus de le respecter.<br />Ce n’est qu’à partir de 1579 avec l’ordonnance de Blois promulguée par Henri III (petit-fils de François Ier) que les registres paroissiaux devront également contenir les actes de mariage et de sépulture. Pour accéder au texte complet de l’ordonnance (en français lisible !), cliquer <a href="https://mjp.univ-perp.fr/france/1539villers-cotterets.htm#:~:text=S%C3%A7avoir%20faisons%2C%20%C3%A0%20tous%20pr%C3%A9sens,les%20choses%20qui%20s'ensuivent.">ici</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Le français, langue officielle</h2>
<p>Pour en revenir à Villers-Cotterêts, l’ordonnance n’avait bien évidemment pas pour seul objet de légiférer sur la tenue des registres paroissiaux. Fait notable et peu connu, sur les 192 articles que contient ce texte, deux d’entre eux sont toujours en vigueur aujourd’hui et font de ce document le plus ancien texte législatif encore en vigueur en France. Il s’agit de l’institution du Français comme langue officielle du droit et de l’administration du Royaume. Les deux articles sont reproduits ci-dessous :<br /><strong>Art. 110. </strong>– <em>Et afin qu’il n’y ait cause de douter sur l’intelligence desdits arrêts, nous voulons et ordonnons qu’ils soient faits et écrits si clairement, qu’il n’y ait ni puisse avoir aucune ambiguité ou incertitude ne lieu à demander interprétation.<br /></em><strong>Art. 111. – </strong><em>Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l’intelligence des mots latins contenus esdits arrests, nous voulons d’oresnavant que tous arrests, ensemble toutes autres procédures, soient de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soient de registres, enquestes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques, actes et exploicts de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties en langage maternel françois et non autrement.</em></p>
<p>Mais, si ces documents que vous consulterez peut-être au gré de vos recherches sont bien écrits en français, des petits cours de paléographie seront nécessaires au préalable pour les déchiffrer ! Bon courage !</p>
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		<title>Le destin tragique de deux sœurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin143666]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Mar 2023 17:29:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Anecdote]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La généalogie familiale vous fait faire parfois de bien tristes découvertes. En travaillant sur l’arbre d’une famille charentaise, je découvre le décès d’un jeune fille prénommée Clémence dont l’acte précise qu’il est survenu le 1er juin 1889...</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La généalogie familiale vous fait faire parfois de bien tristes découvertes. En travaillant sur l’arbre d’une famille charentaise, je découvre le décès d’un jeune fille prénommée Clémence dont l’acte précise qu’il est survenu le 1<sup>er</sup> juin 1889 au village du Petit-Frouin tout prêt de Cognac et que ladite Clémence était âgée de 18 ans. Pas d’autres détails notables. Les actes d’état-civil ne décrivant pas les causes de décès et l’âge de la défunte n’ayant rien d’exceptionnel au XIXe siècle, je poursuis mes recherches. Quelle n’est pas ma surprise lorsque je constate que sa sœur cadette, Octavie, décède à son tour, un an plus tard, à l’âge de 16 ans. Très précisément le 29 décembre 1890 et toujours à Cognac. Les coïncidences de l’âge des décès et de la proximité temporelle des événements me pousse à de nouvelles investigations. D’autant plus qu’un détail de l’acte de 1890 me met la puce à l’oreille : les deux témoins cités dans l’acte de décès d’Octavie sont des « praticiens », ni parents, ni amis de la victime&#8230; Il a dû se passer quelque chose de particulier pour que les deux témoins soient des médecins.</p>
<h2>La presse au secours du généalogiste</h2>
<p>C’est en cherchant dans les archives de la presse de l’époque que je découvre le pot aux roses. Les deux sœurs se sont suicidées au même endroit, à un peu plus d’un an d’intervalle et pour la même raison : un chagrin d’amour. Les témoignages sont poignants, les journalistes de fait divers aimant forcer le trait. Voici un extrait de l’article paru dans <em>Le Progrès de la Côte-d&rsquo;Or</em> du 1er janvier 1891 : <em>« Une jeune fille de dix-sept ans, nommée Octavie (&#8230;), du village de Chez-Frouin, qui venait de se placer domestique, traversait avec sa mère le pont de Chatenay, lorsque tout à coup elle enjamba le parapet en s’écriant : « Adieu, maman ! » et se précipita dans la Charente. (&#8230;) On attribue ce suicide à des chagrins d’amour. Il y a dix-huit mois, la sœur d’Octavie (&#8230;) s’était noyée au même endroit et pour le même motif ».</em></p>
<figure id="attachment_2565" aria-describedby="caption-attachment-2565" style="width: 216px" class="wp-caption alignnone"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-2565" src="https://origines.site/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-06-02-a-15.45.32-216x300.png" alt="" width="216" height="300" srcset="https://origines.site/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-06-02-a-15.45.32-216x300.png 216w, https://origines.site/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-06-02-a-15.45.32.png 644w" sizes="(max-width: 216px) 100vw, 216px" /><figcaption id="caption-attachment-2565" class="wp-caption-text">Extrait du Progrès de la Côte-d&rsquo;Or du 1er janvier 1891</figcaption></figure>
<p><em><br /></em>Il ne s’agissait donc pas d’une coïncidence mais bien d’une tragédie familiale dont la simple lecture des actes de décès aurait pu faire passer inaperçue. La généalogie familiale permet parfois de découvrir des faits dont la mémoire n’a plus trace mais que les multiples sources à la disposition du professionnel permettent de faire remonter à la surface.</p>
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